Santé

Titres des thèmes : (classés dans l'ordre inverse des publications)

3. Les pandémies les plus meurtrières de l’histoire.

2. Des pédiatres allemand mettent en garde contre les téléphones portables et les tablettes.

1. Implants Files.

3. Les pandémies les plus meurtrières de l’histoire.

Tout au long de l’histoire, au fur et à mesure que l’homme s’est installé aux quatre coins du monde, les maladies infectieuses sont ancrées dans son quotidien. Voici les pandémies les plus meurtrière de l’histoire.
Pandémie :
(pandémia) "le peuple tout entier", épidémie qui affecte une partie significative des populations sur une région importante du globe.

1.  Peste d’Athène     -430-426 avant J.C 

2.  Peste Antonine    ans 165-180                    15 millions de morts

3.  Peste de Justinien   ans 541-542         30-50 millions de morts
   Certains historiens pensent que cette peste pourrait avoir contribué à l’empêchement d’un éventuel retour d’un
    Empire romain unifié.

4.   Epidémie de variole japonaise.   ans 725-737     1 millions de morts

5.  Peste noire (peste bubonique).   ans 347-1351    200 millions de morts
    La peste est portée par les rats et se propage à l’homme par le biais des puces infectées.
    La peste noire a anéanti de 30% à 50% de la population européenne.
   Il a fallu plus de 200 ans pour que la population du continent se rétablisse.

6.   Petite vérole.  an 1520    56 millions de morts

7.   Grandes pestes du XVII e.   an 1665   3 millions de morts

8.   Grandes pestes du XVIII e.   an 1700   600 milles morts

9.   Six pandémies de choléra.   ans 1817-1923   1 millions de morts

10.  Peste de Chine.   an 1855   12 millions de morts

11.  Fièvre jaune.  an fin 1800   100-150 milles morts

12.  Variole ou petite vérole.  an 1800   400 milles morts
​​​​​​​    La variole a tué 90% des amérindiens

13.  Grippe russe. ans 1889-1890  1 million de morts

14.  Grippe espagnole.  ans 1918-1919   40-50 millions de morts

15.  Grippe asiatique.  ans 1957-1958   1,1 millions de morts

16.  Grippe de Hong-Kong.  ans 1958-1970  1 million de morts
​​​​​​​    La grippe a touché 15% de la population de Hong-Kong

17.  VIH/sida.   ans 1981-2020   25-35 millions de morts

18.  Sras.   ans 2002-2003.   770 milles morts

19.  Grippe porcine.   ans 2009-2010    200 milles morts

20.  Ebola.    ans 2014-2016   11 milles morts

21.  MERS-CoV.   ans 2012-2020   850 milles morts 

22.  Nouveau  coronavirus (Covid-19).   ans 2019-2020.   31 milles morts
     A partir du 11 mars 2020, l'OMS qualifie l'épidémie de
Covid-19 de pandémie
     Au 30 novembre 2021, on dénombre plus de 5.2 millions de décès à travers le monde.

Source : TdG 30 mars 2020

​​​​​​​Pour plus de d'informations et de détails :

Ci-après, gravure de Paul Fürst, 1656.

Le "Doctor Schnabel", surnom signifie "Docteur bec". Médecin durant une épidémie de peste à Rome au XVIIe siècle. Tunique recouvrant tout le corps, gants, bésicles de protection portées sur un masque en forme de bec, chapeau et baguette. 

jean nydegger

​​​​​​​2. DES PEDIATRES ALLEMAND METTENT EN GARDE CONTRE LES TELEPHONES PORTABLES ET LES TABLETTES.

Une association met en garde contre une utilisation trop fréquente et trop précoce des téléphones portables par les enfants et les jeunes. Dans un interview il est expliqué que les pédiatres observent avec horreur que les enfants accrochés à leur portable ou leur tablette sont de plus en plus jeunes."Les parents n'apprennent plus à leur enfant à jouer où s'engager dans des activités sensées, mais ils les posent devant ces appareils." C'est "une tendance terrible avec des conséquences catastrophiques pour le développement de l'enfant ", a précisé le pédiatre.

Les plus jeunes sont déjà conditionnées à des excès de stimuli permanents. C'est l'une des raisons pour lesquels les enfants souffrent de plus en plus d'un manque de concentration. "Le meilleur cerveau ne peut absorber ce flot de messages véhiculés par les médias. Et, plus la consommation de médias est forte, plus les résultats scolaires s'affaiblissent - il y a de nombreux études pour l'attester."

Le pédiatre conseille aux parents de prendre au sérieux leur mission édicative. La règle de base est la suivante: pas de portable avant onze ans! Et nul n'est besoin au début de disposer d'un portable avec accès à internet.

Il est effrayant de constater à quel point les parents sont inconscients à l'égard de l'utilisation du Web par leurs petits. Cela fait preuve d'une naïveté fatale. Plus l'utilisation du téléphone portable est reportée, mieux c'est pour les enfants.

Lorsqu'on lui a demandé combien de temps il était possible de faire des jeux électroniques sans danger, le pédiatre a souligné que cela est le cas aussitôt que les enfants réduisent les contacts avec leur camarades, ne font plus de sport et passent leur temps libre presque exclusivement devant les écrans. Deux heures par jour sont suffisantes. S'il s'avère que le comportement face aux médias domine la vie quotidienne, les parents doivent absolument intervenir.

Selon de nouvelles études, les adolescents suisses passent en moyenne quatre heures de leur temps libre par jour sur Internet. Selon certains jeunes, cela peut aller jusqu'à huit heures par jour en fin de semaine. Il ne reste plus beaucoup de temps pour la vie réelle. Les conséquences induites pour le développement personnel d'une jeune personne ne pourront probablement être évaluées qu'à long terme.

On en reparle dans vingt ans si vous le voulez bien, quand bien même il y aura autres choses !


En prolongement de cette mise en garde, et puisqu'il est question de l'impact du monde numérique sur notre espèce humaine, évoquons ici un livre dont le titre est polémique mais le contenu scientifique, et qui vise à mesurer l'impact des écrans et des technologies numériques sur les performances cognitives et intellectuelles de notre relève, c'est-à-dire nos enfants et nos adolescents.

Pour en savoir plus sur le sujet, lire : La fabrique du crétin digital de Michel Desmurget, qui nous apprend qu'un enfant de maternelle cumule déjà 1000 heures annuelles devant un écran, soit plus que le volume d'heures scolaire. Selon les scientifiques, un enfant de moins de 6 ans ne devrait avoir aucun accès à un écran (à Taïwan, laisser un écran à portée d'un petit enfant peut vous valoir une amende!).

L'avenir de notre humanité mérite en tout cas que le débat ait lieu, et que notre attention se porte sur la question.

Source : "Nuee Osnabrücker Zeitung" du 30/10/10 et lettre SPG

01.01.2020

jean nydegger
jean nydegger

​​​​​​​1. IMPLANTS FILES

Les dispositifs médicaux représentent un marché de plusieurs milliards de dollars. Selon UBS, les ventes auprès des plus de 65 ans vont croître de 60% d'ici à 2030. Mais ce boum fait aussi des victimes: des implants défectueux et dangereux sont utilisés sur des patients. C'est ce que montre les « Implants Files », une enquête conjointe de 58 médias du monde entier sous l'égide du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). En novembre 2018, la cellule d'enquête de Tamedia a dévoilé les volets suisse de cette affaire.

Premier exemple:

Deux Suisses impliqués dans un scandale d'implant.


Un patient s'est fait poser une prothèse dernier cri pour soulager sa hernie discale. Tout à commencé en 2010 quand le patient souffre de douleurs dorsales sévères. Il a besoin de doses d'analgésiques toujours plus fortes et ne parvient plus à dormir la nuit. Il rencontre alors un médecin renommé qui le convainc de se faire poser un disque intervertébral artificiel. Le médecin est très confiant, il affirme que ce disque est vraiment super, tout neuf et que c'est vraiment le meilleur sur le marché à ce moment-là. 


Le patient à été implanté avec le disque intervertébral de Ranier Technology, Cadisc-L, société britanique. La prothèse, développée avec la collaboration d'un orthopédiste suisse vedette et d'un professeur de l'université de Zurich, s'est décomposée dans son dos. Au moins 70 patients ont été victimes de cet implant défectueux en Europe.


Tout se passe bien pendant trois ans. Mais soudain il découvre qu'il ne peut plus bouger, ses jambes sont sans force et son dos lui fait mal "comme un millier de couteaux", décrit-il. A l'hôpital, les médecins discernent une tache noire dans son dos: "Une tumeur", imaginent-ils. En réalité, il s'agit de sa prothèse qui s'est décomposée.


Les chirurgiens entreprennent alors de nombreuses opérations pour découper progressivement, petit bout par petit bout, ce qu'il reste de la prothèse. Les interventions sont risquées. Il faut intervenir à quelques millimètres du système nerveux central et des vaisseaux sanguins. Au total six chirurgies majeures et des mois de soins intensifs. Il n'est pas le seul. En Suisse, plusieurs patients de l'Hôpital Salem - une clinique privée bernoise faisant partie du Groupe Hirslanden - ont été implantés avec cette prothèse. C'est le professeur Max Aebi qui a posé ces disques, ancien membre de la société européenne de chirurgie de la colonne vertébrale, âgé de 75 ans, il opère toujours à l'hôpital Salem.


Max Aebi est un gourou de la qualité, il ne s'est pas contenté d'utiliser cette prothèse, il a aussi été l'une des figures centrale de son développement. La "Cardisc-L" aurait dû être une révolution en orthopédie. 


Max Aebi a présidé le conseil scientifique de Rainier Technology pendant le développement et la mise sur le marché de la Cadisc-L. Il était donc le principal responsable du respect des normes scientifiques. Un deuxième Suisse siégeait dans ce conseil: l'orthopédiste Thomas Steffen. Dès 2019, professeur à l'Université de Zurich, il y dirigera l'Unité d'expérimentation animale.


Max Aebi et Thomas Steffen ont laissé tester un prototype sur cinq babouins. Les résultats sont catastrophiques. Six mois après l'implantion, les singes sont euthanasiés afin d'observer l'interaction de la prothèse avec les os.


En juin 2009, les images des résultats de l'études sont examinées par un responsable de l'Hôpital universitaire de Cambridge qui en réalise un rapport pour Ranier. Sur l'un des babouins, il est constaté une érosion croissante des os des deux côtés de l'implant et le disque artificiel à légérement bougé vers la gauche. Un oedème important est visible des deux côtés de la moelle épinière. Il y a du liquide entre l'implant et l'os, signe soit d'une inflamation, soit d'un descellement de l'implant. A l'examen d'un autre babouin il y a "des quantités considérables de liquides ", comme si l'implant s'était décomposé. De manière générale, il n'y a aucune véritable indication montrant que l'implant s'est convenablement fixé à l'os" et conclu en soulignant que "six mois, c'est peu de temps pour observer le développement d'un implant". Néanmoins, il y a "des évolutions inquiétant pour tous les sujets de l'expérimentation.

Cela ne veut rien dire. Le rapport du radiologue de Cambridge ne dérange pas du tout Max Aebi et Thomas Steffen. Mener un essai pilote sur un groupe de 60 personnes est éthiquement acceptable, "continuer avec un petit groupe de patients n'est pas un grand risque". Deux mois plus tard, les analyse d'échantillons de tissus prélevés sur les patients sont mauvais. L'éventualité esquissée après les expériences sur les singes, montre des signes en défaveur de la prothèse. Max Aebi et Thomas Steffen refusent d'expliquer comment la décision capitale a été prise d'effectuer les implants sur les patients.

Le problème, c'est que certains nouveaux implants ne sont testés que très brièvement et sont mis sur le marché sans aucune connaissance des conséquences à long terme. L'étude de Ranier n'a duré que huit mois avant là mise sur le marché. Et cela ne s'est pas bien passé. Au cours de l'été 2010, l'entreprise a signalé deux «évènements indésirables graves»: l'implant avait migré dans le corps des patients. Malgré cela, Ranier reçoit le fameux marquage CE de l'entreprise britannique BSI à la fin d'août 2010.
Implantés dans une clinique privée suisse.
Dès septembre, Max Aebi lance lui-même la commercialisation du disque en plastique lors d'un congrès médical à Vienne. Il y est invité en tant que conférencier pour un workshop organisé par Ranier Technology.
«Pour la première fois, nous avons entre les mains un implant qui imite au mieux un disque naturel», déclare-t-il, selon la communication publiée par Ranier à l'époque. «Il n'est donc pas surprenant que les résultats de l'étude soient si encourageants», prétend le chirurgien suisse.
Il commence alors à implanter le disque intervertébral il l'Hôpital Salem, à Berne. Les opérations se déroulent entre 2010 et 2014. On ne sait pas s'il a également utilisé la prothèse dans d'autres hôpitaux pendant cette période. On ne sait pas non plus si d'autres médecins suisses ont utilisé la Cadisc-L.
Les compagnies d'assurances ne disposent d'aucune information à ce sujet, parce que les factures ne le mentionnent pas, et la plupart des hôpitaux refusent de donner cette information, brandissant l'argument de la protection des données. Le CHUV, à Lausanne, nous a cependant assuré qu'il n'avait jamais acheté cet implant.
Selon les documents de Ranier, 194 prothèses au total ont été implantées dans toute l'Europe. L'entreprise ne veut pas dire combien d'entre elles ont été livrées en Suisse. L'ancien directeur de l' entreprise, Geoffrey Andrews, a refusé pendant des mois de s'exprimer au sujet de l'expérimentation sur les singes. Son avocat a écrit à la BBC qu'il n'y avait jamais eu d'étude sur des babouins. Il affirme qu'un modèle plus petit a été implanté sur les singes. Pourtant, une publication dans la revue spécialisée «Orthopaedic Proceedings» et les documents en notre possession parlent toujours d'essais réalisés sur des singes pour la Cadisc-L. Geoffrey Andrews affirme encore que l'entreprise a dépassé les exigences en matière de tests et a investi plus de 20 millions pendant huit ans dans le développement de ce disque.
En réalité, le descellement du disque artificiel révélé pendant la phase d'étude n'est pas le seul problème que l'entreprise va rencontrer. Après la mise sur le marché, des décolorations des implants, des emballages mal étiquetés et un instrument ancillaire défectueux sont signalés. Ces problèmes de qualité sont étonnants si l'on considère que le principal consultant scientifique, Max Aebi, est une sorte de gourou de la qualité parmi les orthopédistes suisses. Il préside la Fondation pour l'assurance qualité des implants en médecine et, en 2016, il crée la T-Foundation pour la «transparence et l'assurance de la qualité en médecine». Cette dernière lance le T-Certificate à destination des hôpitaux. Selon sa propre promotion, ce label devrait devenir la norme de qualité la plus élevée de Suisse.
Jusqu'à présent, seul l'hôpital bernois de Langenthal a été certifié.
Au printemps 2014, Ranier Technology engage des scientifiques à la hâte. Immédiatement, ces nouveaux venus constatent que leurs prédécesseurs n'ont pas signalé aux autorités tous les incidents survenus entre 2010 et 2014. Les 29 patients suivis dans le cadre de l'étude clinique ont en fait vécu 32 événements graves. Certains patients ont affronté plusieurs problèmes à la fois. Pour six d'entre eux, la prothèse a dû être retirée. Pour cinq autres, le disque s'est déplacé.
Des personnes en Suisse ont elles souffert de la même manière? Swissmedic n'en sait rien. «Nous avons publié l'alerte du fabricant. Nous ne connaissons pas le nombre de patients concernés. La loi ne prévoit pas que nous recevions ce type d'information», déclare Bernhard Bichsel, chef du département des dispositifs médicaux chez Swissmedic.
Contrairement aux médicaments, pour lesquels l'autorisation des autorités est requise, les dispositifs médicaux sont mis sur le marché européen sans validation de l'État. Il incombe aux fabricants de s'assurer qu'ils sont sûrs. La loi exige simplement qu'ils reçoivent le marquage CE - signifiant «Communauté européenne» - délivré par des organismes de certification privés. Pour obtenir cette marque, les fabricants d'implants doivent démontrer par des études cliniques que leur invention est utile et sans danger.
Enfin, dans neuf cas, les implants ont présenté des défauts tels que des fissures. C'est ce qui ressort d'un «avis de sécurité» écrit par Ranier en 2014 et que nous avons obtenu suite à une demande d'accès à l'information.
Après l'échec des expériences sur les babouins, le résultat est aussi catastrophique sur les humains: les deux tiers des disques utilisés lors de l'étude ont entraîné des problèmes graves. En mars 2014, Ranier retire le disque Cadisc-L du marché et en informe Swissmedic, l' Autorité suisse de surveillance des produits thérapeutiques.
L'entreprise arrête la production et exhorte les médecins à convoquer d'urgence les patients concernés, à vérifier l'implant chaque année à l'aide d'une radiographie et «éventuellement à le retirer» en cas de problèmes. Max Aebi a-t-il informé ses patients? Nous n'avons pu obtenir aucune information à ce sujet. Même la clinique privée Salem, où les disques ont été posés, ne sait pas s'il y a eu des contrôles pour suivre l'évolution des implants. Seul Max  Aebi est responsable de ses patients.
Max Aebi et Thomas Steffen avaient des intérêts financiers à la commercialisation de ce disque en plastique. En avril 2011, ils participent à une conférence médicale en Australie et déclarent, en petits caractères au fond du programme de la conférence, qu'ils ont signé un contrat avec Ranier concernant des options d'achats d'actions.
Si Ranier Technology avait été un gros succès commercial, ils auraient donc gagné de l'argent.
Pour Claude Clément, directeur technique du Centre Wyss à Genève - dédié à la recherche dans le domaine des neurotechnologies -
ce type de situation «représente un conflit d'intérêts, surtout pour un chirurgien vedette et leader d'opinion. Cela devrait être régulé.» C'est pourtant un conflit qu'aucune loi n'interdit. Une enquête menée auprès de vingt grands hôpitaux publics et cliniques privées suisses montre que pour 16 d'entre eux, les médecins ne sont pas tenus de déclarer s'ils détiennent des actions auprès d'une industrie dont ils utilisent les produits.
Aujourd'hui, les patients blessés par le disque de Ranier ne peuvent même pas espérer une compensation financière. «
Quatorze jours avant le procès, notre chère société Ranier a déclaré une faillite, et voilà». Après la faillite, l'ancien directeur de Ranier et Max Aebi ont créé ensemble une nouvelle société britannique dédiée à la formation médicale.

Source : TdG mardi 27 novembre 2018

04.02.2020

Suite des articles publiés dans la TdG.

Comme restituer les textes est un peu laborieux, c'est en photos que les articles sont donnés si-après.

Premier exemple (original du texte ci-avant)

Deuxième exemple

Troisième exemple

jean nydegger

Quatrième exemple

Cinquième exemple

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